mercredi 25 mars 2020

Confinement, Délire n°1

A fredonner sur l'air de la chanson A ma place , d'Axel Bauer et Zazie :


Se mettent-ils à notre place, sérieusement ?
Quand on essaie des heures d’aller sur entea.
Mais quel enfer, quel chemin de croix,
Le prof 2.0, on en reparlera !
Se peut-il que j’y parvienne
Se peut-il que j’me connecte
Se peut-il que je jette
Mon PC par la fenêtre ?

Se mettent-ils à notre place quelques fois ?
Quand nos ordis plantent et nos parents nous broient.
Je plie sous le poids, plie sous le poids,
Des tonnes de devoirs que les profs nous envoient.
J’veux bien bosser un peu, mais pas toute la journée
J’veux bien aussi me reposer, vive les grasses matinées !
Faut-il que je bosse ?
Faut-il que je rende ?
Encore plus de devoirs que si
J’étais pas confiné ?

Pourraient-il faire au moins
Pas envie de bosser
Semblant de travailler
Drôles de vacances forcées
Pourraient-ils faire au moins
Pas envie de forcer
Mine d’être intéressés
J’préfère la télé

Je ne m’attends plus à rien devant MBN
Je peux faire croire à mon prof que tout est planté
L’école confinée, c’est pas vraiment le pied.           




samedi 7 mars 2020

Rêve ou cauchemar ?


J’ai fait un rêve cette nuit.

Dans ce rêve, Adèle Haenel et Lambert Wilson étaient assis autour d’un café. Ils discutaient calmement. Elle lui expliquait ce qu’elle avait vécu, sa douleur, son ressenti, ses angoisses. Il lui disait pourquoi il avait si peur d’entendre sa parole, pourquoi il était difficile pour lui d’appréhender le monde à travers ses yeux à elle, comment c’était avant.

Dans ce rêve, autour de la table d’Adèle et Lambert, d’autres tables apparaissaient. Puis d’autres, et d’autres encore.  On buvait un verre, on papotait, on discutait, on échangeait, on riait, on donnait son point de vue et on écoutait avec attention celui de son voisin, en hochant la tête de temps en temps, car on comprenait, même si on n’était pas d’accord.

Et puis je me suis réveillée.

Faut fermer les écoles. Faut annuler les matchs de foot. C’est rien du tout franchement. Quelle salope Adèle Haenel. Elle se prend pour qui ? Ils vont arrêter avec leur pseudo maladie ! On n’est plus en démocratie. La grippe, eh ben, elle tue 10000 personnes chaque année, mais tout le monde s’en fout. C’est la faute à Macron de toute façon. Elle était nulle comme ministre de la santé. Chômage partiel. Elle a déserté. Il a rien fait. Beigbeder est à côté de la plaque. Foresti est répugnante. C’est une honte. Faut fermer les frontières. Comme par hasard, en Russie y a pas de cas. Dictature. Les médias en font trop. Pas encore là le dernier bilan ? Qui c’est qui va garder nos enfants ? N’importe quoi les gens ! C’est tellement débile de faire des stocks. On va tous mourir. Les enfants sont pas touchés, ils peuvent aller à l’école. Fermeture d’entreprises. De toute façon, ça tue que quelques vieux qui étaient déjà malades. Ils seraient sûrement morts, même sans ça. En Italie, ils ont tout fermé. Donnez-nous des masques. Les masques, ça sert à rien. Alors moi, j’ai connu quelqu’un qui… Par rapport à la grippe…. Si tu multiplies le taux de contagion par le nombre de cas non détectés et que tu le divises pas le tiers du quart du pourcentage de grippés entre 2012 et 2017 et ben … En France on fait pas de tests. Bilan. Morts. Psychose. Nouveaux cas. Clusters. Complot.  Trump a dit que le virus s’éteindrait tout seul au printemps. Chute de la bourse.  

STOOOOOOP

J’en peux plus. Je ne veux plus rien lire, je ne veux plus rien entendre. Sur aucun sujet …

La seule chose qui semble unanime, c’est la certitude d’avoir raison.

JE sais. MON avis est unique et meilleur. Il vaut d’être donné, entendu, partagé. Ce que MOI et mon groupe pensons, est ce qui est juste. 

Et ce que l’autre pense est forcément faux.
Pas de nuance possible.
Pas d’échange possible.
Pas de dialogue possible.
Pas d’argumentation.
Juste des mots énoncés comme des faits indiscutables.

STOOOOP

Personnellement, je ne sais rien de ce qui se passe aujourd’hui.
Je n’y comprends rien. Rien à rien. Je n’ai pas d’avis à donner sur l’extension du virus, sur sa dangerosité, sur la meilleure organisation à adopter pour lutter contre lui, sur l’intérêt d’en parler en boucle ou pas.
Je n’ai aucune compétence sur le sujet.
Juste des questions sans réponse. Des tas de questions sans réponse.
Et peut-être, peut-être aussi, quelques petites questions auxquelles on pourrait répondre, à notre niveau. Alors que le Haut Rhin est en phase de veille et que le Bas Rhin suivra peut-être, pourrait-on tenter quelques réponses à quelques questions ?
Toi, toi là, toi mon voisin, toi la personne qui habites au bout de la rue, à l’étage au-dessus, dans l’immeuble à côté ? De quoi as-tu besoin ? Et toi, que peux-tu apporter ? Tu veux que je m’en occupe ? Tu veux que je sorte ton chien ? Tu veux que je vérifie comment va cette mamie ? Tu peux faire quelques courses pour lui ? Ce lycéen qui n’a pas cours là, il ne pourrait pas garder ces petits pendant que les parents travaillent ? Elle pourrait t’aider pour réviser. Il pourrait nourrir ton chat. Ils pourraient travailler à plusieurs. On pourrait s’appeler. On pourrait boire un verre, on pourrait papoter, discuter, échanger, on pourrait rire, on pourrait donner notre point de vue et écouter avec attention celui de notre voisin, en hochant la tête de temps en temps, car on comprend, même si on n’est pas d’accord.
On pourrait rêver…

vendredi 28 février 2020

Coronavirus


Coronavirus – Covid19, 2 mots incontournables des conversations du moment.

Allez, ne mentez pas, même les plus zens d’entre nous, je suis sûre que vous avez prononcé ce mot dans les 2 derniers jours, et-ou lu un article à ce sujet. Comment ne pas le faire ?

Coronavirus, un virus presque imaginaire, qui vivait sa petite vie loin de l’Europe, dont on se foutait un peu finalement. Tout y est passé pendant ce mois de janvier, les discours alarmistes, racistes, moqueurs, je m’en foutistes, les comportements intolérables envers la communauté asiatique dans nos pays occidentaux. Et ce décompte quotidien, morbide, insoutenable du nombre de cas puis du nombre de morts. Et ces images, vraies, fausses, mélangées. Impossible de savoir ce qui est réel ou ce qui ne l’est pas. Comment faire le tri ?

Et puis, le coronavirus s’est invité à nos portes. Il est devenu italien. Il est devenu européen. 
Ce virus imaginaire a pris un peu plus de réalité. Puis, comme on pouvait s’y attendre, il a passé la frontière, gentiment, insidieusement. Pourquoi ne l’aurait-il pas fait ? Tellement de touristes et de travailleurs français et italiens se baladent entre nos deux pays au quotidien. 

Est-ce que tout cela est vraiment si grave ? Nous, profanes que nous sommes, non-initiés aux métiers de la santé, comment savoir si tout ce cirque n’est qu’un feuilleton télé ou la réalité ? La psychose s’installe, alimentée par les infos, continues ou pas, et par les réseaux sociaux. Le décompte morbide se poursuit. Et on l’attend chaque jour. Pris entre l’envie de tout éteindre, de ne rien regarder, de jeter télévision et téléphone par-dessus bord, et « le besoin » de savoir. On est accros. Un film, une série digne de netflix, un suspense haletant. Où sont les nouveaux cas ? Combien y en a-t-il aujourd’hui ? 

On le prend d’autant plus au sérieux que les autorités jouent le jeu et alimentent ce psychodrame. On ne peut pas le leur reprocher. S’ils ne faisaient rien, ils seraient montrés du doigt. S’ils en font trop, ils le seront aussi. On a encore tous en mémoire le H1N1, paranoïa d’il y a dix ans, retombée, fort heureusement comme un soufflé, ne nous laissant que quelques tonnes de vaccins inutiles sur les bras et une Roselyne Bachelot qui restera toute sa vie associée à ce fiasco, mais qui, si le virus avait poursuivi son chemin, aurait été une héroïne.  

Aujourd’hui, pas encore de vaccin ou de remède miracle, mais des consignes « officielles » qui nous arrivent de tous les côtés : les enfants ne doivent pas allés à l’école, les voyages scolaires depuis et vers les zones à risques sont annulés. Des villes entières sont mises en quarantaine, pas encore en France mais il fait peu de doute que c’est la prochaine étape. Qui sera l'heureux gagnant de la loterie covid_19, l'Oise ou la Haute-Savoie ?? 

En même temps, on nous dit que ce virus n’est pas si grave, qu’il ne tue pas beaucoup, et quasi uniquement les plus âgés et les personnes déjà malades (et c’est ce qui devrait nous faire relativiser ??).  

Franchement, je ne sais que penser. Les avis sont tous tellement divergents, il y a de quoi rester perplexe…

La perplexité me fait coucher mes interrogations sur papier, enfin plus exactement sur écran, comme toujours. Et les partager, comme toujours, en attendant de me replonger dans la suite de ce feuilleton au suspense insoutenable, qui, je l’espère retombera lui aussi comme un soufflé, et se diluera dans une autre actualité quand le nombre de cas n’augmentera plus, quand un Trump, un Poutine ou un autre nous proposeront des news plus cinglantes, ou plus sanglantes ou plus vendeuses …

Si au moins le coronavirus permettait au monde de réaliser à quel point cette mondialisation outrancière peut nous jouer des tours, s’il permettait que vraiment, des relocalisations aient lieu, que les entreprises qui ont en ce moment quelques sueurs froides, pouvaient vraiment rapatrier quelques usines, ou si cela pouvait un peu calmer nos ardeurs consuméristes et consommatrices, ce serait toujours ça de pris, mais je ne sais pas pourquoi, j’ai encore plus de doute sur ce sujet que sur le devenir du virus lui-même. Sitôt la page coronavirus tournée, sitôt le monde reprendra son cours comme si de rien n’était.

Jusqu’à la prochaine fois ?

mercredi 4 décembre 2019

#grevedu5decembre


Parce qu’une vie humaine n’est pas vouée uniquement à travailler

Parce que la sacro-sainte valeur travail n’est qu’une invention, qui n’a de sens que pour celui qui fait travailler l’autre

Parce que beaucoup n’ont même pas le temps de voir leur retraite. Ils la rêvent, ils la fantasment mais il est trop tard quand elle est enfin atteinte

Parce que le principe de la retraite, s’il en est un, est de pouvoir se reposer et profiter d’une vie plus libre et moins contrainte

Parce que la retraite ne doit pas être uniquement, parce qu’elle arrive trop tardivement, une lente descente vers la fin

Parce qu’il est surréaliste que nos sociétés nous demandent de passer 87000 heures de notre vie, 10920 jours, à soigner, à aider, à éduquer, à nettoyer, à réparer, à créer, à monter, à façonner et que ce ne soit encore pas assez, qu’il faille en donner toujours plus

Parce que, si certains ont de meilleures conditions que d’autres, un nivellement par le bas n’est pas forcément la solution

Parce que nos vies valent plus que ça

Parce que les vies de nos enfants valent plus que ça

#grevedu5decembre

mardi 15 janvier 2019

Grand débat. On y va ?


Printemps 2019

Scénario 1

Ouverture du journal de 8h, France Info

Le débat s’est terminé il y a maintenant plus de trois semaines mais la grogne n’est pas calmée. Après les affrontements récurrents dans les débats organisés en région, les échanges restent vifs sur les réseaux sociaux et l’exécutif craint une flambée de violence alors qu’une manifestation est prévue ce samedi dans la capitale. Ses organisateurs demandent au président d’appliquer rapidement les 2 propositions ayant été les plus plébiscitées, à savoir l’abrogation du mariage pour tous et l’expulsion immédiate de toutes les personnes entrées illégalement sur le territoire français.

Plusieurs collectifs ont appelé à une contre-manifestation afin de montrer, disent-ils, que le « vrai » peuple n’adhère pas à de telles inepties.  

Enfin, les gilets jaunes ont également prévu samedi, leur rassemblement parisien hebdomadaire, au départ de la place de la Bastille.

Le ministre de l’intérieur, Christophe  Castaner, est au bord de la crise de nerfs, nous a confié un proche du gouvernement. Le débat censé apaiser les esprits et faire rentrer chacun chez soi, n’a fait qu’exacerber les tensions et a permis à nombre de revendications, jusque-là confinées dans les réunions mensuelles de quelques groupuscules, de sortir au grand jour.

…………….

Scénario 2

Ouverture du journal de 8h, France Info

Le président de la République s’est exprimé cet après-midi depuis les Champs Elysées. Il s’est félicité que la plus belle avenue du monde ait enfin retrouvé son calme après cet hiver difficile. Nous l’avons vu échangé quelques mots avec des commerçants. Il leur a promis le retour de la croissance et une année 2019 autrement plus rentable.

Interrogé sur les suites qu’il allait donner au débat national, qui s’est achevé le mois dernier, il a exprimé sa satisfaction. « Alors que certains promettaient que notre programme serait balayé par le plus grand nombre, il s’est avéré que la grande majorité des français attendait simplement que je continue à appliquer mes promesses de campagne. La parenthèse gilets jaunes est maintenant dernière nous, nous allons pouvoir reprendre le cours des réformes dans la sérénité ».

Bien que les conclusions du grand débat soient maintenant contestées par toutes les oppositions, leur refus d’y participer a probablement contribué à ce résultat, nous explique un expert. D’après les derniers sondages, 80% des répondants étaient sympathisants de la majorité. Les réponses aux questions ne pouvaient qu’aller dans le sens du président, précise cet expert.

………….

15 Janvier 2019  

Le grand débat est lancé aujourd’hui.

Fustigé par l’opposition.

Faussé d’entrée de jeu par ses questions  très orientées.

Mais peu importe. On pourrait éviter ces 2 scénarios catastrophes.

On pourrait prendre la parole pour une fois qu’on l’a, autrement qu’avec un bulletin de vote qui nous oblige souvent à choisir le moins pire.

Je ne sais pas comment, je ne sais pas où, je ne sais pas avec qui.

Mais ce que je sais, c’est qu’on ne pourra pas contester si on n’a pas participé.
 

mardi 1 janvier 2019

Pour 2019 et après...

Que chaque être humain puisse
Vivre comme bon lui semble,
Que chaque être vivant puisse
Vivre tout simplement,
Que les tensions s'apaisent 
Ou qu'elles explosent enfin
Pour que tout s'aplanisse
Que les yeux s'ouvrent sur un monde plus juste
Que ceux qui ont perdu le sens, trouvent un idéal autre,
Que celui de prendre d'autres vies.
Que la terre tourne plus rond
Qu'elle se sente apaisée
Vidée de toute la haine
Soignée de tous ses maux
Débarrassée des mots,
Twittés sans réfléchir
Libérée des profits,
Lavée de ses ennemis.
Que ses enfants y retrouvent,
La place qui est la leur,
En toute humilité
En toute sécurité
Qu'ils retrouvent des rêves
Tellement plus mesurés
Qu'ils retrouvent le bonheur
En toute simplicité.

mardi 13 novembre 2018

#17 novembre

Depuis la présidentielle, et même avant, je ronchonne, je m'emporte, je m'offusque sur les décisions prises tout là-haut. Je m'indigne devant les petites phrases, les coups de comm. Je me dis, un jour, ça va partir, le "peuple" va finir par en avoir marre. Ou est-ce qu'on va vraiment tout laisser passer comme ça, sans broncher ?
Ils ont transformé le code du travail, facilité les licenciements, prônant plus de flexibilité.
Ils ont supprimé l'ISF, maintenu le CICE.
Ils ont réformé la SNCF.
Ils ont réformé l'entrée à l'université, le bac.
Ils ont baissé les APL et augmenté la CSG.
Ils ont voté une loi asile et immigration à faire pâlir le FN.
Ils ont supprimé les cotisations sociales, promettant une mainmise de l'état sur le régime d'assurance chômage (qui n'en est plus vraiment un) et la sécu.
Ils promettent 3 milliards d'économies sur les allocations chômages et annoncent une réforme des retraites.
Ils ont supprimé les contrats aidés.
Ils baissent les effectifs de tous les services publics.

Et tout ça...
Sans qu'il ne se passe rien. Les syndicats ont échoué à mobiliser. Même la SNCF n'a pas réussi. Les partis d'opposition, englués dans leurs querelles internes, ne font que vociférer sans avoir vraiment d'écho. Chacun a tenté sa petite grève dans son coin. Aucun résultat. "Pisser dans un violon", est l'expression consacrée.
Et là, arrivent les #giletsjaunes et le #17novembre. Le truc improbable, qu'ils n'ont sûrement pas vu venir. Ca date pas d'hier que l'essence coûte une blinde. Pourquoi là maintenant, ça ne passe plus ? Parce que le diesel est devenu plus cher que l'essence ?
Parce qu'on essaie de nous faire croire que tout ça, c'est pour notre bien ?
Va savoir... En tout cas, ça craque. Des mouvements spontanés s'organisent, on prévoit des blocages, ça s'agite sur les réseaux sociaux.
Et moi, je sais plus. Je rêvais d'une prise de conscience, qu'on arrête tout ça, toute cette société du travail et de la consommation, qu'on arrête d'alimenter nos riches actionnaires dont les revenus ne cessent de croître pendant que ceux de la population diminuent en même temps. Je rêvais qu'on en aurait assez de saccager la planète et de tuer toutes les espèces animales. Je rêvais d'une société juste, d'un partage des richesses. Je rêvais d'un monde merveilleux.
Et le facteur déclencheur, c'est le prix de l'essence...
Alors je comprends, et je suis d'accord que ce n'est pas la solution, que l'écologie c'est juste un prétexte et que c'est pas en taxant le diesel qu'on va sauver la planète. Non.
On pourrait taxer le carburant ailleurs que chez les particuliers.
On pourrait développer le fret et mettre sur des rails tous les camions.
On pourrait interdire les gros paquebots.
On pourrait arrêter d'acheter de la nourriture fabriquée à 10 000 kms pour que les océans respirent mieux.
On pourrait arrêter la surpêche.
On pourrait stopper l'agriculture intensive et les pesticides qui vont avec.
On pourrait nous construire des voies de bus et arrêter de fermer les petites lignes SNCF pour qu'on puisse se déplacer sans voiture.
On pourrait développer le télétravail partout où c'est faisable.
On pourrait favoriser le co-voiturage et tous les autres déplacements alternatifs, plutôt que construire des autoroutes inutiles.
Et APRES, seulement après, on pourrait taxer l'essence.

Je suis partagée.
Déçue que, ce qui a réveillé, c'est de ne plus pouvoir rouler en voiture.
Consciente que ce n'est que la goutte d'eau.
Perdue entre les récupérations faites de tous les côtés, entre les infos réelles ou mensongères qui circulent, entre les contacts qui, sur les réseaux sociaux sont tout blanc ou tout noir.
Je suis curieuse aussi.
Curieuse de voir la suite, de savoir s'il va vraiment se passer quelque chose samedi.
Et les jours d'après ...

Et vous ?